Dans ce travail je prétends exposer quelques situations cliniques complexes ainsi q’une perspective pour les aborder. Mes écrits ont d´habitude une forte argumentation conceptuelle et, dans les dernières dix années, en plus, une lourde emphase en questions méthodologiques. Ce travail, par contre, a été délibérément dépouillé de tels traits et, même, j´ai essayé de faire appel au langage quotidien puisque, comme j´ai déjà dit, je suis interessé dans la description, aussi concise que possible, de certains problèmes cliniques et dans la présentation de quelques solutions. Les développements théoriques et méthodologiques seront uniquement évoqués, même s´ils se trouvent dans les fondements des propositions que je présenterai.
Économie pulsionnelle relationnelle
Un groupe considérable de patients décrit d´habitude des scènes, avec leur famille et Prochains, dans lesquelles prédomine la violence aveugle, ce qui entraîne, par la suite,
dans le meilleurs des cas, la culpabilité et la honte. L´étude des épisodes qui précèdent ces scènes permet d´avertir sur d´autres deux qui se donnent en séquence: 1) la captation d´un état de dévitalisation dans un autre et 2) une crise d'angoisse, comme faÇon de réagir face à une identification avec la dévitalisation captée en cet autre, infiltrée dans le propre corps comme source pulsionnelle. L'attaque de furie semble une conséquence de cette crise d'angoisse, et comporte une tentative manquée de se récupérer de l' identification précédente.
Comme on constate, je pars d'une perspective d'analyse centrée sur une économie pulsionnelle relationnelle . L'état de dévitalisation, mentionné auparavant, a reÇu dans la littérature psychanalytique différentes désignations: asthénie, apathie, dépression essentielle, pour ne mentionner que quelques unes. Il semble être l'effet d'une défense contre Eros que Freud attribue à la pulsion de mort, et qui consiste à éteindre toute tension vitale, c'est-à-dire à empêcher ou à miner l'énergie de réserve. Rappelons que, selon Freud, l´absence de cette énergie de réserve empêche de réaliser des actions spécifiques, soit pour faire face aux propres exigences pulsionnelles aimantes ou hostiles, ou celles du prochain. Cette impuissance pour élaborer les exigences pulsionnelles propres et d´autrui réveille dans le Moi une angoisse automatique, qui surgit, ainsi qu’on peut remarquer, comme corollaire de la
dévitalisation. D´après cette perspective, la propre excitation sexuelle (ou d´autrui) est surtout une stimulation ennuyeuse, impossible d´élaborer, surtout pendant le sommeil.
L'argumentation qui vient d´être exposée permet de comprendre le passage de la
dévitalisation à l'angoisse, mais non le virage vers la violence. Celle-ci semble
correspondre à une tentative de tonifier pour se remettre (et remettre l'autre) de la dévitalisation précédente. Parfois, la quête de la réanimation implique une violence explicite, parfois des pratiques dissolues, la consommation d'alcool ou de drogues, une hypertoníe durable (avec les douleurs correspondantes dans la colonne vertébrale) l´excès de nourriture, des paris dans le jeu, etc.. Dans le jeu on remarque, par exemple, qu'un aspect central est la piqûre stimulante, comme la sécrétion d'adrénaline, et il arrive quelque chose de similaire avec les autres tentatives tonifiantes. Il s'agit de solutions en deux temps: dans le premier l'effet cherché est atteint, et dans le deuxième une conséquence ultérieure est remarquée: l'accroissement de la dévitalisation qu'il y avait au point de départ.
Les situations que je viens de décrire sont spécialement courantes pour des patients avec des manifestations psychosomatiques, addictions, traumatophiles, névroses traumatiques et d´autres affections dans lesquelles l´altération somatique est un aspect central de la problématique clinique. Quelques patients s´installent surtout dans un de ces trois moments: ou bien ils se présentent comme apathiques, sans vitalité, ou bien ils semblent attrapés dans une crise de panique dépourvue de liens symboliques, ou bien immergés dans leurs explosions de furie. D'autres patients parcourent, par contre, le chemin intégral qui va de la dévitalisation à la colère, en passant par l'angoisse. Mais même dans les situations les plus stéréotypées se donne une combinaison, dans laquelle l'un des participants s'installe comme dévitalisé et l'autre comme colérique qui cherche à se sauver et à sauver l´autre de l´inertie en tonifiant, comme déjà mentionné.
L'approche de Freud pour ces pathologies est celle qu'il a considéré distinctive des névroses actuelles, opposées aux psychonévroses. Dans celles-là prédomine une
condition toxique, dont l'indice clinique est l'angoisse automatique. L'abordage clinique des actuelles névroses ne semble pas se concentrer sur l'interprétation des dérivés des
désirs réprimés, et il ne coïncide pas non plus avec l'analyse des pathologies narcissiques (comme les dépressions) ou des psychoses, bien qu'il ait d´avantage de similitudes avec ce dernier.
Je considère que dans telles situations cliniques il semble plus convenable se concentrer sur les épisodes actuels qui ont précédé chacune de ces explosions. Cela implique nuancer les éléments du contrat analytique: pas seulement l'association libre (pour le patient) et l'attention flottante (pour le thérapeute) mais un autre projet clinique: que le travail se concentre sur les épisodes déjà décrits et sur un effort pour évoquer ses précédents. Il n'est pas convenable de renoncer au contrat analytique classique (association libre- attention flottante), qui a été dessiné pour détecter les composants réprimés du patient, puisqu'il est possible que de telles situations se présentent aussi dans ces cas, propres des névroses. C´est évident qu’en tels cas il est convenable d'enquêter si ces manifestations “névrotiques” ne sont pas une façon de dissimuler un état de dévitalisation qui reste caché. Aussi, assez souvent, face aux patients dépourvus d'anecdotes, avec un désordre sans terme dans le récit et avec des descriptions qui constituent un effort incessant expulsif, il est convenable de leur organiser plus activement les séries d'événements quotidiens: relation avec les parents, avec le couple, avec le travail, manifestations corporelles et, même, dans ce terrain plus spécifique, quelques sous-séries coexistantes: par exemple, des dérangements dans le sommeil, des problèmes digestifs, de peau, d'allergies, des problèmes respiratoires, circulatoires, etc. puisque, en plus de l'unité des facteurs déterminants, chacun de ces composants a une constellation psychique avec un certain degré de spécification.
Scènes prototypique actuelles
Au-delà de ces considérations quand, dans les séances, le travail se concentre sur les épisodes qui ont précédé les explosions de furie, on remarque un ensemble de scènes qui se présentent souvent dans une séquence. Ce qu´on remarque d´abord c'est un ensemble d'épisodes qui mettent en évidence les sentiments d'injustice et l'envie de vengeance résultante. En deuxième lieu émergent les expériences de non reconnaissance affective et la déception du désir amoureux. En troisième lieu le patient fait référence à de faux liens, dans lesquels paroles et faits se contredisent, avec quoi le penchant cognitif reste déçu. Enfin, en quatrième lieu, surgissent des allusions à des situations dans lesquelles les autres considèrent le patient d´après un point de vue spéculatif, par lesquelles ils essaient d'obtenir un gain (d'argent ou de plaisir organique) à ses frais. Alors le désir d'atteindre un équilibre intracorporel de tensions, comme celui qui permet de dormir, reste insatisfait.
Les expériences d'injustice se mettent en scène, d´habitude, dans la description
de situations dans lesquelles quelqu'un, qui arbore le pouvoir, maltraite le narrateur au point de réveiller en lui le désir de s’ expulser soi-même avec rage. Les sentiments de manque d’amour ont généralement liés à l'argumentation jointe au sacrifice: le patient a donné tout par l'autre, et reçoit en échange de l ingratitude indifférente et mesquine. L'expérience de fausseté dans le lien s'exprime d'habitude dans les scènes de dépendance de personnages unsincères, non croyables. Enfin, l'expérience d'être objet d'un personnage spéculateur se présente dans des récits qui font référence au fait que c´est un autre qui résout le manque de recours qu'il souffre aux dépens de l'énergie (vitale, monétaire) du patient. De ces scènes, les deux premières (liées aux expériences d'injustice et de détachement) sont généralement assemblées, puisque le sacrifice amoureux a pour destinataire un personnage qui se révèle peu à peu comme vindicatif et abusif. Ces deux scènes expriment souvent le composant "passionnel" de la relation, celui qui constitue pour le patient le centre de sa souffrance. Cependant, ce sont les autres deux composants du lien qui ont, d'habitude, une plus grande efficacité, ceux qui le font peu croyable et plus chargé de nombres, de comptes, que de termes symboliques. Tandis que les deux premiers composants permettent de comprendre la colère qui introduit le plus grand bruit dans le lien, la deuxième combinaison (manque de crédibilité, spéculation) met en scène les états de dévitalisation (perte d'énergie) et de terreur. Dans les faits cliniques on remarque que le patient se trouve prisonnier d'une nostalgie incurable. Être prisonnier est une expression du sentiment d´injustice, la nostalgie exprime l'expérience de détachement mais, en même temps, met en évidence l'attachement aux fausses situations, puisque la nostalgie est surtout le regret d'une expérience qui n'a jamais eu lieu, et qui est aperçue comme l´ayant eu, ce qui est à la base des liens fictifs, de l'urgence pour trouver quelqu'un qui recommence à mentir au patient.
En ce qui concerne les défenses développées dans ces liens, d´habitude une combinaison prédomine entre: 1) un démenti ou forclusion de la réalité et de l'instance paternelle et 2) forclusion de l'affection. Ces défenses demandent un support dans le monde, elles ont besoin d une intersubjectivité : l'autre devient le destinataire d'une vengeance, d'un sacrifice, de fausses expressions, de tentatives d'obtenir un gain de plaisir organique et/ou d'argent. Il est fréquent que le démenti se déploie dans l'un de deux acteurs, et la forclusion de l'affection, dans l'autre. Comme on le remarque, je fais allusion à une distribution intersubjective de deux ensembles de défenses. Pendant un temps cet échafaudage défensif relationnel va bien, mais il échoue finalement, et alors l'efficacité de la dévitalisation devient évidente avec la conséquence ultérieure d'angoisse et de violence “tonifiante”. On peut souligner que, du point de vue théorique, les défenses sont une expression de la pulsion de mort et leur efficacité est la vie psychique. Entre telles défenses, la plus puissante par son caractère désorganisant est la forclusion de l'affection qui attaque les fondements de la subjectivité, le captage des qualités psychiques des liens. Cette défense est le témoin dans les processus psychiques de la façon dont la pulsion de mort interfère dans la complexité progressive de la tension vitale et conduit à la dévitalisation. En conséquence, la prévalence de la forclusion de l'affection constitue en même temps un indicateur de la prédominance des états de dévitalisation déjà mentionnés et il est, au fond, son représentant comme mécanisme défensif à l'intérieur du Moi.
Se centrer avec le patient sur les scènes décrites n´exclut pas nécessairement une référence aux liens symboliques mais, aussitôt, on remarque qu´il semble plus efficace de montrer une réitération de telles situations le long de toute la vie, dans laquelle les différences sont données par l'apparition de circonstances qui peuvent tempérer ou accroître les états de dévitalisation qui se trouvent à la base.
Transmission, conscience, traces mnémiques
Nous avons fait allusion à des processus de liens, de la même manière que d'autres auteurs qui étudient des liens de famille ou sociaux, y compris la transmission intergénérationelle. Il s'agit de faits cliniques de plus en plus évidents, dont j'ai essayé de décrire les lois il y a environ quinze ans (voir mon livre Procesos y estructuras vinculares) à partir des idées de Freud. Dans cette occasion il m'intéresse surtout de considérer les mécanismes efficaces pour que cette transmission ait lieu. Ces mécanismes correspondent aux manières de communication et d'échange qui ne sont pas les propres du Moi "officiel" c'est-à-dire qu´ils n´impliquent pas nécessairement le discours parlé et, s'ils l'incluent, ils impliquent surtout ses éléments les plus "organiques", comme peuvent l´être les composants paraverbales, en particulier le timbre ou l'intensité languissante de la voix. On peut ajouter à cela la toux, des rots, des bâillements, combinés à quelques phrases entrecoupées, ou à des litanies toujours identiques, ou à un petit rire ironique ou moqueur que le patient profère pendant qu'il raconte des scènes douloureuses (un avortement, par exemple), et qui génère surprise chez l'interlocuteur. Bien entendu, ce premier abordage de la transmission efficace dans des situations dans lesquelles prédominent des économies pulsionnelles de liaison comme celle qui a été exposée au commencement a un caractère purement descriptif.
Du point de vue théorique, il y a un trait dans de tels échanges, qui consiste dans le manque de conscience, c'est-à-dire, le manque de qualification de la stimulation efficace, soit-elle motrice, visuelle, verbale, olfative, etc. Ce qui se passe dans ces échanges c´est que les organes sensoriels ont une fonction adhésive et non diacritique. L'échange se réalise dans les situations dans lesquelles prédominent une combinaison entre désinvestitures et intrusion organique, comme dans les situations de l'hypnose par terreur ou les perceptions au milieu d'une crise de somnolence ou dans les épisodes traumatiques.
À cela il est habituel d´ajouter un discours banal et inconsistant, avec une apparence entre histrionique et évasif. Ce discours banal met en évidence une identification avec un objet decevant, et il est le témoignage de la désinvestiture réalisée par rapport à l'interlocuteur, en qui il éveille un manque surprenant d'intérêt pour ce qu'il écoute. La désinvestiture cachée à laquelle je viens de faire allusion est une expression de l'état de dévitalisation, et dans l'échange il arrive alors une suppression de
la fonction qualifiante de la conscience originaire. Dans telles circonstances ces échanges économiques dans les liens sont courants.
L'efficacité de ces affluxes sensoriels dans la vie psychique demande une considération quelque plus raffinée. Il est habituel de supposer que la perception accompagnée de conscience conduit à la création de traces mnémiques, mais quelque chose de similaire peut arriver quand la perception n'est pas accompagnée d'elle. Le sujet a été étudié récemment par les neurologues, qui soutiennent que la différence entre les deux types de mémoire réside dans la familiarité, qui manque quand la perception n'a pas été accompagnée d'une conscience. Peut-être cette description des neurologues peut s'associer avec une forme de l'abominable, du messager de la pulsion de mort, mais, au-delà de ces considérations, il est convenable de faire attention à la façon
dans laquelle ces inscriptions “non habituelles” retournent. Entre les manifestations cliniques plus fréquentes figurent l'apparition d'affections non éprouvées, les altérations corporelles et les hallucinations inconscientes. Les affections non éprouvées se présentent comme la non émergence de la nuance correspondante, ce qui s'accompagne souvent d´altérations corporelles. Les hallucinations inconscientes se présentent comme images floues et/ou fuyantes superposées sur la réalité sensorielle. Freud fit allusion au délire non investi que le patient disqualifie. Quelque chose de similaire arrive avec ces hallucinations qui, quand elles recoivent plus investiture par le patient, elles peuvent s´accompagner de crédit et de figurabilité plus nette. Une autre modalité de retour de ces traces mnémiques non familières se présente comme l'apparition permanente de scènes dans lesquelles d´autres surprennent le patient avec une conduite qui pour le thérapeute devient prévisible et qui semble toujours inespérée et insupportable au patient.
Liens interpulsionnels dans la séance
Cette perspective des faits cliniques ne tient pas seulement en compte l'économie pulsionelle de liasion entre le patient et son environnement, mais aussi celle qui se donne dans le sein même de la séance. Dans ce contexte, il est possible de remarquer une série de manifestations chez l'analyste: une somnolence face au patient, une insomnie nocturne, tachycardie, des attaques subites d'allergie, ainsi que des états d'épuisement, du vertige, des crises de furie avec le patient, une surprenante indifférence incrédule quand le patient décrit des situations pénibles, des interventions banales qui impliquent abandonner le patient comme un sujet expulsé, etc. Plusieurs de ces manifestations (tachycardie, somnolence, allergie, épuisement) mettent en évidence que même en séance l'état du patient a franchi des frontières, s'est introduit sous la peau du thérapeute, immergé dans un état hypnotique.
D'autres manifestations, par contre, mettent en évidence l'angoisse du thérapeute
une fois qu´il a capté sa propre dévitalisation, ainsi que d´autres montrent une tentative de tonifier pour restaurer. Il y a beaucoup d'autres alternatives qui, cependant, peuvent être réduites, au fond, à un nombre réduit de catégories. Il est fréquent que le thérapeute essaie de comprendre ces manifestations dans le contexte de sa propre constellation névrotique, et peut-être par ce chemin il pourra obtenir une avance, mais il me semble plus pertinent, théorique et cliniquement, les placer dans le cadre du lien, dans lequel il occupe, sans le savoir, la position d´un personnage d une scène traumatique du patient.
Le point demande d´être éclairci. Dans un livre récent écrit avec des collaborateurs (La intersubjetividad en la clínica psicoanalítica. Investigación sistemática con el algoritmo David Liberman (ADL) j'ai enquêté sur la première séance de dix patients avec leurs thérapeutes respectifs. J'ai tenu compte de trois niveaux d'analyse : 1) les récits du patient, par rapport à ses relations extra-séance, 2) les scènes déployées par le patient dans la séance, 3) les scènes déployées par patient et thérapeute. Il a été possible de constater que les scènes racontées par le patient offraient une perspective globale pour comprendre celles qu'il déployait dans la séance, lesquelles, à leur tour, mettaient en relief des aspects significatifs des premières. En ce qui concerne l'un de nos points d'intérêt regardant ce travail, chez les patients avec ces problèmes, il nous a été possible détecter des scènes liées avec les expériences d'injustice, de détachement, de fausseté et de spéculation comme celles que j'ai décrit au début. Mais en plus, après avoir enquêté les scènes déployées par patient et analyste, j'ai remarqué aussi que ces scènes s imbriquaient avec celles que le patient avait raconté, par quoi il est possible d´inférer que, au-delà des composants névrotiques du thérapeute lui-même, le patient convoquait l'interlocuteur à se positionner comme un personnage de son monde interne et que le thérapeute était porté à harmoniser, de façon transitoire ou durable. Dans ces occasions patient et thérapeute subissaient un piège clinique qui avait un trait familier, puisque la scène coïncidait avec quelques épisodes que le patient racontait.
Mais par d´autres occasions, le thérapeute se trouvait convoqué à se placer, sans le savoir, dans la position d'un personnage qui le prenait lui aussi par surprise et qui ne s'encastrait pas nettement dans les scènes racontées par le patient, où il n'avait pas d'équivalents. Alors il est possible d'affirmer que le thérapeute se trouvait convoqué à
contribuer à la mise en scène dans la séance d´un épisode inscrit dans l'animique du patient comme souvenirs pas familiers, qui passaient ainsi à acquérir un premier moulage énigmatique, à l'attente d'un travail analytique ultérieur. Dans telles scènes pas familières du patient avaient spécial importance celles concernant le fait d´avoir été abandonné à la désinvestiture des parents, ou d'un thérapeute qui baissait les bras et l´expulsait, dépourvu d' énergie ou de recours, ou déguisait cette scène avec une présentation inconsistante et désorientée.
Dans ce dernier type de piêge clinique de patient et de thérapeute il est possible de constater, donc, l'efficacité de traces mnémiques non familières du patient (et peut-être du thérapeute), dérivées de perceptions dans un état d'hypnose par terreur et dépourvues de conscience.
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